Ce soir, TF1 commence la diffusion du dernier carton télévisuel américain : The Blacklist. Un succès mérité pour une série bien ficelée qui n’offre aucune minute de répit à ses téléspectateurs.
La fiche technique
Année: 2014
Créateurs : Jon Bokenkamp
Acteurs: James Spader (Raymond « Red »Reddington), Megan Boone (Elisabeth Keen) Diego Klattenhoff (Donald Ressler), Ryan Eggold (Tom Keen), Parminder Nagra (Agent Meera Malik), Harry Lennix (Harold Cooper), Amir Arison (Aram Mojtabai)
Chaîne de diffusion: NBC
Genre: Drama/Action
Saison : 22 épisodes. Renouvelé pour une 2e saison
Diffusion en France: 27 août 2014 sur TF1
Le pitch
Raymond « Red » Reddington est un ancien espion, devenu un dangereux fugitif recherché par le FBI. Après avoir passé 10 ans à échapper au gouvernement, il décide de se rendre prétextant détenir une liste (d’où le nom de la série) qui permettraient d’arrêter des dangereux criminels. Ses anciens patrons sont plutôt dubitatifs d’autant que Red insiste pour uniquement collaborer avec une jeune agent du FBI : Elisabeth Keen. La jeune femme ne connait pas Reddington et bientôt les soupçons naissent sur une possible connexion entre Reddington et le passé un peu trouble d’Elisabeth.
On en pense quoi ?
Lancée en septembre 2013 sur la chaîne NBC, The Blacklist a été le succès surprise de l’année dernière. Avec des audiences avoisinant les 15 millions de téléspectateurs, fait rarissime pour une nouveauté, la série a clairement trouvé son public mais a également séduit les critiques. James Spader (The Office, The Practice) y est pour beaucoup dans ce succès tout à fait justifié. En jouant Reddington, l’acteur nous livre une performance époustouflante et subtile jouant habilement entre une affection réelle quoique mystérieuse pour Elisabeth et son instinct de criminel intelligent et manipulateur. On ne peut pas en dire autant de l’interprète d’Elisabeth, Megan Boone, dont le manque de charisme et la platitude de jeu (et la perruque absolument ridicule) laissent dubitatif quant à sa place au générique de la série. Pourtant, et contre toutes attentes, placée à côté de Spader ou de Diego Klattenhoff (qui a laissé son rôle Mike Faber dans Homeland pour jouer l’agent Donald Ressler) elle parvient à faire naître une alchimie certaine avec ses partenaires de jeu.
L’autre grande qualité de The Blacklist est le rythme effréné qu’elle impose et ce depuis le premier épisode. Dire que la série ne perd pas de temps serait presque un euphémisme tant les événements s’enchaînent à une vitesse folle. Alors que certaines séries de 22 épisodes ont tendance à faire durer les histoires à coup de retournements sans fin, The Blacklist a pris le parti d’aller droit au but. Rien que dans cette première saison, un des personnages réguliers est tué, un autre dévoile sa vraie identité, un troisième perd l’unique famille qui lui reste et un quatrième voit sa fiancée assassinée. Personne n’est réellement à l’abri et c’est ce qui rend la série si exaltante. Ajouté à cela la recette peu originale mais efficace d’un méchant par épisode (ce qu’on appelle un « procedural ») et vous obtenez une série qui ne laisse jamais place à l’ennui.
Sans grande surprise la série a été renouvelée pour une deuxième année par NBC qui va, pour la première fois, divisée la deuxième saison en deux : les 9 premiers épisodes cet automne puis le reste à partir de février 2015. Avec le final de la mi-saison diffusé juste après le le Superbowl, le plus gros événement télévisuel de la télé américaine .

