Chanceux que nous sommes, nous avons pu avoir accès au premier épisode de The Flash en intégralité ! L’occasion était trop belle pour ne pas vous en toucher quelques mots, trois mois avant sa diffusion sur la CW (7 octobre).
David Nutter, ce héros
Avant de commencer par relater mes impressions sur ce pilote, j’aimerai revenir un instant sur l‘homme derrière la caméra : David Nutter. Je ne sais pas si vous êtes attentifs aux noms des réalisateurs des épisodes de séries, mais cet homme là a quand même un sacré pédigrée. Il a fait de sa spécialité, les pilotes. Rien de moins ! Cela ne l’empêche pas de réaliser d’autres épisodes ici et là, j’entends bien. Il a notamment été du côté de Westeros le temps de 4 épisodes entre 2012 et 2013. Mais aussi Entourage, Urgence, Les Sopranos, Band Of Brothers, Nip/Tuck, The Mentalist... Et j’en passe. Tiens, même 21 Jump Street (la série, bien sûr). Une pointure, donc, qui ne se contente pas à un style de série particulier.
Cependant, il faut avouer qu’il est passé maître dans l’art de lancer des séries. En tous cas, la transformation d’un simple pilote en commande d’une saison complète ! Regardez plutôt : Space 2063, Millenium, FBI – Portés Disparus, Sleepwalkers, Dark Angel, Smallville, Supernatural, Terminator : The Sarah Connor Chronicles, The Mentalist, Eastwick, Chase, Arrow… et maintenant The Flash.
Merci monsieur Nutter. Mais comment s’est-il débrouillé sur le Bolide Ecarlate ?

Flash de génie ?
Qu’il est difficile de mettre en images un héros avec des super pouvoirs quand…on a un budget aussi serré qu’à la CW ! On est bien loin des grosses productions hollywoodiennes à 200 millions de dollars de budget, voire même un épisode de Game Of Thrones avec des dragons plus vrais que nature. Mais l’essentiel est là : ça va vite, très vite. Et c’est là tout le sens du héros, non ? Il s’appelle Flash, quand même !
De manière générale, les effets visuels oscillent entre plutôt réussis et peu flatteurs voire carrément moches. Nous mettrons cela sur le compte de la preview. Les monteurs ont jusqu’à octobre pour peaufiner leur objet. En espérant qu’ils parviennent à suivre le rythme de diffusion hebdomadaire…
Mais l’immersion est là. Les couleurs sont vives, et débordent presque de l’écran. On est dans une ambiance à mille lieues de celle découverte dans Arrow, et on a même l’occasion de faire la comparaison au sein de ce pilote. Flash est enfin sur l’écran.
Et Grant Gustin est parfait. Le jeune comédien incarne un Barry Allen plutôt convainquant, travaillant pour la police de Central City. On a pas encore pu avoir droit au côté comique du héros qui est caractérisé par ses blagues particulières dans les comics, mais gageons que cela viendra. Il a un certain charisme.
Parmi les autres membres du cast, on trouve : Candice Patton (Iris West), Rick Cosnett (Eddie Thawne), Danielle Panabaker (Caitlin Snow), Carlos Valdes (Cisco Ramon), Tom Cavanagh (Harison Wells) et Jesse L. Martin (Detective Joe West).

Gare au coup de jus…
Il est encore trop tôt pour émettre une critique constructive de la série. Néanmoins, du point de vue du cast, Tom Cavanagh nous intrigue au plus haut point et sera très certainement un personnage clé par la suite. Il est l’homme responsable de l’état de Barry. Le Détective Joe West, père d’Iris, aura un peu le même rôle que le père de Laurel Lance, Quentin, dans Arrow.
En réalité, les deux show se ressemblent dans leur structure de personnages : le héros, la meilleure amie/love interest, la geekette, le flic complice, le parent mort… Ha sans oublier que la moitié du cast connaît déjà la double identité à la fin du premier épisode.
Le problème auquel va être confronté la série, et par conséquent, son héros éponyme, va être le phénomène du freak of the week. Comprenez, « méchant de la semaine ». C’était le cas – et une des critiques – de Smallville à son époque où le jeune Clark Kent (Tom Welling) combattait un nouvel ennemi avec des super pouvoirs chaque semaine. C’est clairement annoncé dès le trailer, avec les radiations s’étant propagées partout dans la ville… Reste à voir à quelle sauce vont nous êtres servies les aventures de Barry Allen…
Outre cette frayeur – légitime – la série part sur de bonnes bases et ne s’embête pas à nous faire une origin story durant 5 épisodes. Cela donne à cet épisode (de 46 minutes, il est probable que la version définitive soit de la même durée) un rythme plutôt plaisant. Cependant, on a aussi l’impression que certaines choses sont vite expédiées, et les transitions un peu rapides.
On appréciera aussi le caméo succinct mais efficace de Stephen Amell dans son rôle d’Oliver Queen, donnant des conseils à un Barry Allen plein de questions sur devenir ou non un héros.

Flash Forward ?
Vous l’aurez donc compris, malgré quelques petites inquiétudes et de fortes ressemblances avec son aînée dont il faudra s’émanciper, cette nouvelle vision de Flash est prometteuse. Elle possèdera certainement les armes pour satisfaire son public, mais tiendra-t-elle la route sur la longueur ? Et surtout, survivra-t-elle face à la concurrence monstrueuse de séries issues de comics à la rentrée prochaine (Agents Of S.H.I.E.L.D., Constantine, Gotham, Daredevil, Agent Carter…Arrow) ? En tous cas les premiers échos son plutôt bons.
Espérons que la politique de la CW ne porte pas préjudice à la série DC Comics. The Flash a beaucoup de potentiel, portée par un Grant Gustin dont on a hâte de voir les oeuvres sur une saison complète. Vivement ? OUI !
On attends vos avis dès le 7 octobre !

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