“The Affair” – Saison 1

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Grande gagnante des Golden Globes 2015, The Affair est rapidement devenue le must-see de la télévision américaine. Retour sur une série hautement addictive.

La fiche technique

Année : 2014
Créateurs :
 Sarah Treem et Hagai Levi
Producteurs : Sarah Treem, Hagai Levi, Jeffrey Reiner, Eric Overmyer
Acteurs : Dominic West (Noah Solloway), Ruth Wilson (Alison Lockhart), Maura Tierney (Helen Solloway), Joshua Jackson (Cole Lockhart)
Chaîne de diffusion : Showtime
Genre : Drama
Saison : 1 – 10 épisodes
Diffusion en France : 24 h après la diffusion américaine sur Canal Plus Séries (soit le lundi)

Le pitch

Noah Soloway est un instituteur marié et père de quatre enfants. Alison est serveuse et peine à se remettre d’un terrible drame qui l’éloigne de son mari. Noah et Alison vont avoir une liaison aux conséquences catastrophiques pour leur famille et nous donne chacun leur version de leur histoire.

La bande annonce

On en pense quoi ?

Dès le pilot de The Affair, la série nous avait tapé dans l’oeil. Sa narration originale et ses personnages intrigants nous avaient mis l’eau à la bouche. Mais le problème des programmes à concept est que bien souvent, ils n’arrivent pas à tenir la distance. Point de ça ici. Le premier épisode donne le rythme et les 9 autres suivent au diapason. Pas un seul, plus faible que les autres, ne détone. Fait plutôt rare même pour une série courte (comprenez du câble). Très justement équilibrée, The Affair ne se perd pas dans des histoires inutiles et chaque événement trouve un écho à un moment ou à un autre de la saison. Le suspens (oui The Affair dépeint bien plus que l’histoire d’une simple liaison) croît de manière subtile, tout d’abord en filigrane puis éclate dans la dernière ligne droite, nous saisissant aux tripes jusqu’au cliffhanger final. Autant dire que l’annonce d’une seconde saison a été accueillie avec joie, jamais nous n’aurions pu tenir avec toutes ces interrogations.

Intimiste, la série se nourrit du jeu impeccable de ses acteurs. Dominic West (The Wire) est un “vieux de la vieille” qui incarne ici un personnage périlleux – il est le “trompeur” – et pourtant à aucun moment on ne le déteste. Lui emboîtant le pas Ruth Wilson (Luther) est simplement brillante dans son rôle de femme meurtrie (elle a d’ailleurs reçu un Golden Globe pour sa performance sans faute). En arrière-plan dans les premiers chapitres, leurs conjoints respectifs Maura Tierney (Urgences) et Joshua Jackson (Dawson) – les “trompés”- trouvent dans les dernières heures de la série une matière incroyable pour faire montre de leur talent. Particulièrement Maura Tierney dans un face-à-face poignant avec son mari lors du dernier épisode.

La grande force de The Affair c’est sa subtilité. Les “trompeurs” ne sont pas dépeints comme des êtres immoraux et les “trompés” comme des innocents, pures et naïfs. Malgré sa narration divisée, la série a su éviter le piège du clivage des bons VS les méchants avec intelligence.

Enfin aux fans inconditionnels de l’excellente série True Detective qui trouveront dans les allers-retours temporels de The Affair une forme de plagiat, nous dirons de vraiment donner sa chance à cette série, c’est une véritable pépite, de la première note du générique (chanté par Fiona Apple) à la dernière scène, étonnante !

Le générique (attention frissons !) :

 

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