“Ray Donovan” – Saison 1 Episode 1

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La fiche technique:

Créateurs: Ann Biderman
Producteurs: Bryan Zuriff, Mark Gordon, Ann Biderman
Production:  The Mark Gordon Company
Acteurs: Liev Schreiber (Ray Donovan), Paula Malcomson (Abby Donovan), Eddie Marsan (Terry Donovan), Dash Mihok (Bunchy Donovan), Steven Bauer (Avi), Katherine Moennig (Lena), Pooch Hall (Daryll), Peter Jacobson (Lee Drexler), Elliott Gould (Ezra Goodman)
Chaîne de diffusion: Showtime
Genre: Drame
Saisons: 1 (en production) – 12 Episodes
Site officiel: Ray Donovan

“Ray Donovan” Pilote Saison 1- Le pitch:

Lorsque les célébrités ou autres personnes importantes se retrouvent impliquées dans des litiges ou des problèmes personnels, si elles ne veulent pas faire de vagues mais voir le problème réglé, elles font appel à Ray Donovan.

Ray Donovan travaille pour les plus grands en résolvant tout problème qui pourrait nuire à la carrière ou à l’image de ses clients. Il prend son rôle très à coeur et fini toujours par trouver une solution, légale ou pas, qui arrangera tout le monde.

Le seul problème chez Ray, c’est sa vie à lui. A toujours vouloir arranger la vie des autres il en oublie la sienne. Tiraillé entre ses clients, un père condamné, un frère alcoolique et un frère malade, il ne se rend pas compte qu’il est en train de faire sombrer son mariage.

Lorsque son père sort de prison, tout semble déraper plus vite qu’il n’aurait pu le prévoir. Va t-il pouvoir toujours tout arranger?

La bande annonce:

Mon avis:

Au début sceptique, j’ai vite changé d’avis face au charisme d’un Liev Schreiber en colère et déterminé. Cette nouvelle série lancée par Showtime juste après “Dexter” s’avère très prometteuse et ce pilote nous donne l’eau à la bouche !

Ann Biderman, scénariste entre autre de “Southland et de “Public Enemies”, nous livre ici le côté obscur de la célébrité. Scandales, overdoses, infidélités, la vie du gratin n’est pas toujours rose et Ray Donovan est là pour arranger les choses… les masquer serait plus juste. Allen Coulter (Boardwalk Empire – Six Feet Under – Damages) à la réalisation ne peut être qu’un plus et une raison supplémentaire pour se laisser embarquer par Donovan.

Plus l’épisode avance et plus on se rend compte que le sujet principal de la série ne sera pas tant la vie des célébrités, mais celle de Ray, qui s’effrite à vu d’œil. Le pilote est complet en information. Tout est donné pour que l’on puisse attaquer le reste de la saison sans être déçu ou sceptique.

Le problème de Ray Donovan, magnifiquement et charismatiquement bien interprété par Liev Schreiber (Repo Men – X-Men Origins: Wolverine – Hurricane Carter), c’est qu’avant de régler les soucis des autres, il devrait se concentrer sur sa famille et surtout sur lui. Le suicide de sa sœur le ronge encore mais il refuse de suivre un traitement. Cet état d’esprit lui permet d’être d’ailleurs le meilleur dans ce qu’il fait et il le sait. Se laisser emporter par les sentiments le mènerait à sa perte. Inconsciemment il se doit d’être le pilier de la famille depuis que son père a été incarcéré, il doit être celui qui arrange tout, celui qui n’a peur de rien, notamment avec ses deux frères, qui n’ont pas du tout le même niveau de vie que lui mais qui n’aurait pas de toit s’il n’était pas intervenu.

On comprend alors qu’il ne peut pas céder et qu’il doit rester insensible et stoïque.
Mais ça c’était avant qu’il sache que son père sortait de prison. Sa vie semble commencer à basculer du mauvais côté, emportant sa femme, ses enfants et ses amis. Comment va t-il pouvoir régler ses affaires familiales tout en continuant à sauver les fesses du grand Hollywood?

Le reste du casting est plutôt de très bon choix. On retrouve Jon Voight (Benjamin Gates – Ennemi d’Etat) dans le rôle du père, Mickey Donovan, qui vient semer la pagaille dans la vie de son fils. La scène d’ouverture et de présentation de ce personnage, promet de belles surprises pour la suite. Cet homme a l’air bien décidé à mener sa vie comme il l’entend, que cela plaise ou non à son fils.

On retrouve aussi Katherine Moennig, dans le rôle de Lena, l’assistante de Ray. On n’avait pas vu Katherine Moennig sur le petit écran depuis “The L Word”. On l’a voit très peu dans cet épisode, mais on comprend de suite qu’elle est très importante pour Ray et qu’elle se doit d’être disponible 24h/24 au risque de faire capoter les plans de son patron.

Du côté de la famille, Dash Mihok (Romeo + Juliet – Je Suis une Légende) et Eddie Marsan (Jack le Chasseur de géants – Blanche Neige et le Chasseur) sont en charge des frères de Ray. Bunchy (Dash Mihok) a été abusé par un prêtre étant petit, depuis il a sombré dans l’alcool et la drogue. Quant à Terry (Eddie Marsan) il vit dans une salle de sport et coach des boxers, malgré sa maladie.

Madame Abby Donovan est interprétée par Paula Malcomson (Hunger Games – Deadwood). Cette femme, qui ne voulait (apparemment) pas de cette vie, se révèle à la fin de l’épisode et nous fait bien comprendre qu’elle ne fait plus confiance à son mari et qu’elle est bien déterminée à ne plus se laisser marcher sur les pieds.

Mais peut-être que Ray avait raison de la mettre en garde contre son père… Malheureusement le pilote s’arrête là.

En bref, un bon gros coup de cœur pour Liev Schreiber extrêmement attachant et visiblement tourmenté par de lourds secrets et un patriarche pas tellement fréquentable. Le scénario tient plus que debout et les possibilités d’évolution pour la suite sont grandes et pleine d’ambition. La réalisation est sans faille et parfaitement maîtrisée. Showtime semble avoir signé là un bon projet.

A savoir que la chaîne a réalisé un record d’audience, le plus gros lancement pour une série de toute l’histoire de la chaîne. 1,35 millions de téléspectateurs pour une deuxième partie de soirée… très prometteur !

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Jon Voight (Mickey Donovan)- Liev Schreiber (Ray Donovan)

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