“Cougar Town” – Saison 1

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La fiche technique:

Année: 2009
Créateurs:
Bill Lawrence, Kevin Biegel
Producteurs: Bill Lawrence, Courteney Cox, David Arquette
Production: Coquette Production, ABC Studios
Acteurs: Courteney Cox (Jules Cobb), Dan Byrd (Travis Cobb), Busy Philipps (Laurie Keller), Brian Van Holt (Bobby Cobb), Christa Miller Lawrence (Ellie Torres), Josh Hopkins (Grayson Ellis), Ian Gomez (Andy Torres), Bob Clendenin (Tom Gazelian)
Chaîne de diffusion: ABC puis TBS
Genre: Comique
Saisons: 5 (série en production) – 85 Episodes
Site Officiel: Cougar Town
Diffusion en France: Depuis le 29 août 2011 sur NRJ 12 et le 6 mai 2013 sur Chérie 25

“Cougar Town” Saison 1- Le pitch:

Dans une petite ville de Floride, Jules Cobb est un agent immobilier toute fraîchement âgée de 40 ans et divorcée. Elle vit et élève son fils Travis de 17 ans, seule.

Après une petite remise en question, elle décide de passer outre son âge et de se remettre à vivre comme si elle avait 20 ans. Ses amies Lorie, blonde pulpeuse un brin idiote de 29 ans, et Ellie, mère de famille accomplie, antipathique et caractérielle, sont là pour la soutenir et l’aider.

Entre le botox, les jeunes hommes, les sorties et l’alcool, comment va t-elle faire face aux troubles de la quarantaine? Son ex-mari Bobby, tête en l’air et fainéant, va venir semer la pagaille dans sa quête de nouvelle jeunesse. Sa chasse à l’homme et ses problèmes quotidiens, ne vont pas l’aider à accomplir son objectif; garder la tête haute et vivre sa vie comme elle l’a toujours voulu, même à 40 ans !

La bande annonce:

Mon avis:

“Cougar: Femme d’un certain âge qui fréquente des hommes bien plus jeunes qu’elle”.
“Cougar Town” est une série comique sur la crise de la quarantaine, créée par Bill Lawrence et Kevin Biegel. Que faire lorsque votre mariage bat de l’aile, que vous pensez n’avoir rien accompli dans la vie et que vous êtes une femme, tombée enceinte trop jeune? Voila ce que peut vous apprendre “Cougar Town”. Passé tous les clichés parfois redondants, on peut néanmoins apprécier cette série pour l’humour et les frasques de Courteney Cox telle qu’on la connaissait en Monica dans “Friends”. Diffusée sur ABC, la série a connu un bon démarrage avec plus de 11 millions de téléspectateurs, et récolté depuis, 12 nominations et 4 récompenses.

Les tribulations de ce groupe d’amis m’ont fait pleurer de rire. On ne peut pas reprocher aux acteurs de ne pas jouer correctement, au contraire, toutes mes félicitations à ce choix méticuleux de la part de Lawrence et Biegel.

Bien sur, celle qu’on ne présente plus c’est Courteney Cox (Scream, Friends), alias Jules Cobb. Buveuse de vin invétérée par demi litre, toujours le mot pour rire, elle met toute son énergie dans ce rôle pour montrer qu’elle a encore pas mal de talent en réserve. Elle a été nominée 5 fois pour son interprétation et en a remporté 3. Déjantée et délurée, pour les besoins d’un épisode, elle a tenu elle-même à ne pas se faire doubler pour un strip tease. Mais disons qu’à 47 ans elle est encore bien conservée. Petite anecdote, Jules Cobb est une grande joueuse, et ne perd pas une occasion pour un “cap ou pas cap”. Voila la Courteney Cox que j’aime.

Jules Cobb ne se prend pas au sérieux, elle sait néanmoins l’être quand il le faut, surtout quand il s’agit de son fils, Travis, joué par Dan Byrd (Heroes, Tandoori et Hamburgers). Cet adolescent de 17 ans est constamment inondé d’un excès de calins et de bisous d’une mère surprotectrice. Dan Byrd sait interpréter la naïveté adolescente. Dommage que l’on ne connaisse que ça de lui et le cinéma n’a pas l’air de lui proposer autre chose pour le moment.

Travis a une mère très présente d’un côté et un père, Bobby Cobb, qui frôle souvent le ridicule, de l’autre côté. Pour Bobby Cobb, c’est Brian Van Holt (S.W.A.T., La Chute du Faucon Noir) qui s’y colle. Plus habitué des rôles de costaud et d’action, il change, ici, totalement de registre. Au début de la première saison, il est assez effacé des autres personnages, et pris un peu pour le looser de service. Evidement que ce n’est qu’un looser, mais au fil des épisodes il devient plus présent et arrive à se faire une place dans la nouvelle vie de son ex-femme.

Je dois préciser que Bobby Cobb vit sur un bateau… garé sur un parking. Ancien joueur de golf émérite, il laisse à présent son club de côté pour se concentrer sur le “Penny Can”, un jeu, qu’il a crée avec son ami Andy Torres. Explication du “Penny Can”; envoyer un penny (centime) dans une boite métallique à une certaine distance, et lancer par en haut et non par le bas. Jeu très complexe, mais qui laisse son ex-femme très perplexe sur l’éducation que Bobby donne à son fils. J’adore Bobby.

Andy Torres est interprété par Ian Gomez (Felicity, Andy’s Dreams). Cet acteur n’est pas spécialement connu. Il n’a généralement fait que des apparitions dans des séries ou tenu un grand rôle fin des années 90 dont personne ne se souvient. Andy Torres c’est l’abruti de remplacement qui voue un culte à un homme plus abruti encore; Bobby. Andy c’est le mari gentil et attentionné qui ne demande jamais rien à personne. Dans sa vie, il y a Bobby, puis, son fils, puis sa femme. C’est la guerre à longueur de temps dans son foyer. Il faut dire que le voir obéïr au doigt et à l’oeil de Bobby ne rassure guère sa femme Ellie.

Ellie Torres c’est la femme dénuée de tout sentiments quels qu’ils soient. Cette talentueuse actrice du nom de Christa Miller-Lawrence (The Drew Carey Show) n’est autre que la pince sans rire de “Scrubs” et la femme de Bill Lawrence. Habituée de ce genre de rôles, c’est un délice de l’écouter se moquer de ses camarades. Elle n’en loupe pas une pour se montrer plus forte et plus supérieure que les autres. Je ne connaissais pas du tout Christa avant “Cougar Town”, mais elle m’a scotchée. Elle semble tellement naturelle dans son rôle que ça en fait un peu peur.

Ses élans de méchanceté se tournent généralement vers Laurie Keller, assistante de Jules à l’agence immobilière, jouée par la ravissante et attachante Busy Philipps (Urgences, Dawson). Cette jeunette de 29 ans croque la vie à pleines dents et n’a aucun tabou. Elle embarque Jules dans ses escapades de chasse à l’homme et n’hésite pas à passer pour une pimbêche. Joli coup pour Lawrence et Biegel, Busy Philipps est adorable et elle sait faire preuve d’auto dérision sans tomber dans le mélodrame. La guerre entre Laurie et Ellie pour savoir qui est LA meilleure amie de Jules est totalement hilarante.

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Andy – Ellie – Grayson – Jules – Laurie – Travis – Bobby

Le casting sait se faire aprécier. Même si la série manque parfois de contenu pour donner une crédibilité aux épisodes, on se laisse séduire par tous ses personnages. A partir du milieu de la saison 1, pour le plaisir des yeux féminins, nous pourrons voir le charmant Josh Hopkins (Pushing Daisies, Cold Case) qui fait son entrée dans la série sous les traits de Grayson Ellis, un futur voisin de Jules.

Beaucoup de surprises vous attendent avec “Cougar Town”, notament les apparitions de guests comme Jennifer Aniston, Lisa Kudrow ou encore Sheryl Crow.

Dans les saisons suivantes de “Cougar Town”

Le fait d’avoir voulu complètement changer le concept en fin de première saison, les réalisateurs ont peut-être fait un mauvais choix. La saison 2 se concentre sur la vie en couple de Jules avec un jeune homme dont je ne dirais rien pour le moment, au plaisir de vous laisser le découvrir. Cette saison, pour ma part, ne va rien perdre de son humour. Certes elle change de cible mais les histoires sont toujours autant désopilantes.

En ce qui concerne les saisons 3, 4 et 5, on n’est plus du tout dans le contexte “cougar”. Sûr, la série se laisse regarder et les situations restent comiques mais les personnages évoluent. Et ce n’en est que pour le mieux de la série !

A savoir; suite au succès du rôle d’Andy Torres, Bill Lawrence et Kevin Biegel ont travaillé sur une mini série, pour le moment uniquement disponible en VO, qui met à l’écran Andy et son imagination débordante. Après avoir vu quelques épisodes de “Andy’s Dreams”, je ne m’en lasse plus et ne cesse de rire à chaque fois. Mais ça, c’est pour une autre fois.

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