55e Festival de Télévision de Monte-Carlo – Tim Daly de Madam Secretary

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Tim Daly a le secret de la jeunesse éternelle ! A presque 60 ans, il en parait 20 de moins. Charmant et intelligent il met ses propres qualités au service de son personnage dans Madam Secretary, Henry McCord. Nous avons rencontré l’acteur lors du 55e du festival de Monte-Carlo pour une table ronde qui nous a conquis.

Pouvez-vous nous présenter Madam Secretary ?

Tim Daly : C’est une série qui se concentre sur le quotidien de la secrétaire d’état Elisabeth McCord. C’est un show politique certes mais au-delà nous essayons de mettre an avant la famille d’Elisabeth et je pense que c’est ce qui plait le plus au public : de voir ce qui se passe quand elle sort de la Maison-Blanche et qu’elle endosse son rôle de mère pour ses enfants et de femme pour mon personnage, Henry.

Qu’est-ce qui différencie Madam Secretary des autres séries politiques telles que The West Wing ?

T.M : Je pense que c’est l’attrait du public pour les “coulisses” de la vie d’une femme de pouvoir. Il y a quelques années, j’ai rencontré Madeleine Albright à la Maison Blanche, à l’époque je jouais dans Private Practice, et dès qu’elle m’a reconnu, elle m’a dit “Mais qu’est-ce que Pete fait à Violet ?” Et je me suis dit voilà une femme qui résout des crises mondiales tous les jours mais qui dès qu’elle rentre chez elle redevient une femme normale qui regarde la télé comme vous et moi !

Henry et Elisabeth forme un couple solide, fait plutôt rare à la télévision, est-ce quelque chose qui vous tient à cœur ?

T.M : Tout à fait, surtout dans le paysage télévisuel actuel où aucune relation ne fonctionne. Elisabeth et Henry sont vraiment déterminés à faire marcher leur couple. Même quand ils se disputent, c’est toujours juste. Ils argumentent justement sur le sujet du conflit et uniquement sur ce sujet! Ils ne balancent pas des anciennes rancunes.

Henry est-il un personnage féministe ?

T.M : Complètement ! Il est suffisamment à l’aise dans sa virilité pour être aux cotés d’une femme de pouvoir sans la diminuer ou la culpabiliser. Et je pense qu’Henry est un bon exemple pour les hommes d’aujourd’hui qui doivent s’habituer au fait que les femmes accèdent de plus en plus à des postes à responsabilités.

La dualité d’Henry est assez intéressante, d’un côté il est un professeur en théologie de l’autre un ancien marine et un talentueux agent de la CIA.

T.M : Henry est une personne hautement morale. Il ne voit pas la religion comme quelque chose d’immuable mais plutôt comme un appui pour naviguer dans les méandres de la vie. Donc cette dualité n’en est pas vraiment une je pense mais plutôt une continuité.

Beaucoup d’acteurs ont réalisé des épisodes la saison dernière : Eriq La Salle (Urgences), Tate Donovan (Damages) et Eric Stoltz, seriez-vous intéressé pour vous-même endosser la casquette de réalisateur ?

T.M : Diriger un épisode de série diffusé sur une grande chaîne est un exercice délicat dans le sens où quand vous arrivez sur le plateau, le cadre a déjà établi depuis le pilot : les personnages ont été définis tout comme le rythme, le ton… Je serais intéressé pour réaliser mais être investi depuis le début. Pour la petite histoire, Eric Stoltz est un ami et c’est moi qui l’ait amené sur la série en tant que producteur !

Tim Daly au 55ème festival de Monte Carlo

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